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📺 Flash Gordon (1996)

Sorti en 1934, Flash Gordon, aussi connu chez nous sous le nom de Guy l’Éclair, est à l’origine un comic-strip pulp de science-fiction, purement américain, qui puise dans les canons de chevalerie, et inspirera de grands morceaux de l’histoire de la SF, incluant même une époque étrange où George Lucas voulait produire une version grand écran, mais les droits avaient déjà été pris par… Alain Resnais. Au final, le film sera produit…par des italiens. Vraiment, il y a de ces hasards…

Tout cela pour dire, qu’en 1996, pour revitaliser la série, c’est une team Franco-Canadienne qui gère ça.

Super-jeunes

Inutile de dire que la série a très bien fonctionné sur moi. Pour le moi de neuf ans, voir cet ado COOL, sur son Hoverboard, qui pilote des vaisseaux spatiaux pour tirer des lasers de partout, et doit hésiter (le pauvre!) entre les affections de la seule pote humaine à des années-lumières, et la beauté alien de son cruel ennemi, ça a eu le même impact que la méthamphétamine sur les mafieux Japonais.

Même si je n’ai jamais lu le comic original, ni même suivi une des (nombreuses) adaptations, du peu que j’en connais, il y a dans cette relecture moderne une certain respect de l’oeuvre originale qui ressort même derrière ses éléments modernes, un peu comme s’il avait suffit d’appliquer un nouveau skin à l’oeuvre pour qu’elle soit modernisée, un gage de l’intemporalité du concept de l’oeuvre.

Par exemple, l’antagoniste, le cruel empereur Ming, originellement une caricature raciste, devient un alien de type “lézard”, et il devient impossible d’imaginer qu’il ait jamais pu en être différemment dans la manière dont le personnage devait être représenté. Bien sur, ce n’est pas le cas, et même certaines adaptations récentes ont gardé la vision originale, tandis que d'autres ont pris le parti d’en faire un nazi de l’espace1.

Tout cela pour dire que même si cette série incarne un classicisme qui paraîtra fade à un gros consommateur de SF, mais pour un enthousiaste qui découvre, ces péripéties enfantines procureront un plaisir indéniable.


  1. Doublé d’un tyran à la Saddam d’après les créateurs. ↩︎

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