🎮 Pocky & Rocky
Avec l’avènement du jeu en ligne, le coopératif m’a l’air d’avoir pris du recul, voire d’être tombé en disgrâce. Oh, bien sûr, la coopération reste au coeur du genre du MMORPG, mais le plaisir simple d’inviter à la maison pour lui passer la seconde manette et vivre une aventure à deux? Ça m’a vraiment l’air dead.
La production actuellement pourrait bien changer de direction et revenir aux jeux coopératifs, cela ne m’aiderait pas, vu que je n’ai pas d’amis à inviter chez moi. Toutefois, ces pensées me sont revenues en tête, tandis que je jouais à Pocky and Rocky.
Tabasser du yokai
Le jeu est un bon vieux Run & Gun, où le premier joueur incarnera Pocky, une jeune Miko, tandis que le second joueur incarnera Rocky, un tanuki facétieux. Il faudra traverser sept niveaux, tous ancrés dans la mythologie japonaise1, affronter autant de boss et ennemis issus du shintoïsme, avant d’arriver à l’écran de crédits pour entrer son nom à côté du high score.
Au-delà de son ambiance, le jeu ne propose malheureusement rien de très neuf: Pocky peut bien gagner des power-ups pour que les projectiles qu’elle tire soient plus dispersés ou plus puissants, mais au-delà de ces évolutions bienvenues, ils sont limités à deux types: des o-fuda2, ou des boules de feu. Et je n’ai même pas l’impression qu’en dehors de la direction que prennent les projectiles, il y ait la moindre différence lorsque l’on passe de l’un à l’autre.
N’ayant pas d’ami sous la main (haha), je n’ai trouvé personne à forcer de voir le gameplay de Rocky pour moi. Ce qui est dommage. Le jeu est court, pas forcément difficile, très agréable à parcourir, et surtout, il rappelle une époque délaissée du gaming, où l’on pouvait inviter quelqu’un à la maison et s’amuser ensemble en quelques minutes…
Dans un univers où les clones de Metal Slug se ramassent à la pelle, ce changement d’ambiance fait du bien! ↩︎
Une sorte de talisman de papier que les prêtres(ses) shinto sont capables de projeter comme des couteaux dans toutes les oeuvres de fiction où ils apparaissent. ↩︎
